01 septembre 2012

THE GREY

Jaquette
RÉALISÉ PAR
|
JOE CARNAHAN
.
ÉCRIT PAR | JOE CARNAHAN ET IAN MacKENZIE JEFFERS.
MUSIQUE COMPOSÉE PAR | MARC STREITENFELD.

LIAM NEESON | Ottway.
FRANK GRILLO | Diaz.
DERMOT MULRONEY | Talget.
DALLAS ROBERTS | Hendrick.
JOE ANDERSON | Flannery.
NONSO ANOZIE | Burke.

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Me revoila, chers lecteurs, après un mois d'absence sur la blogosphère! En même temps j'étais bien occupé pendant mes vacances à regarder plein de petites perles cinématographiques... Ca tombe bien, on va parler de l'une d'elles a l'instant : je pense bien évidemment a THE GREY! Le but de ce blog est de faire découvrir des oeuvres méconnues, et je doute que je vous fasse découvrir quoi que ce soit avec cet article, mais il faut rendre justice à ce monument chef d'oeuvresque qu'est THE GREY, qui n'a clairement pas reçu l'acceuil critique qu'il mérite. Pourtant, on tient avec THE GREY l'un des meilleurs films de l'année, et si je n'irai pas jusqu'a le proclamer meilleur film de l'année a cause de l'arrivée prochaine du HOBBIT dans les salles de cinoche, soyons clair : THE GREY est magnifique, et avec, Joe Carnahan se taille définitivement sa place au panthéon! Quelques explications...

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Avec les tueries qu'étaient NARC, SMOKIN' ACES ainsi que le potnawakesque mais génial THE A-TEAM, Carnahan s'était déja taillé un nom dans l'industrie ciné mais il prend ici une direction clairement inattendue. Après l'actionner bourrin qu'était THE A-TEAM, il était attendu de lui a ce qu'ils récidive, au lieu de ça, Carnahan va la ou personne ne l'attend et avec THE GREY, il livre une oeuvre dramatique, profonde, poétique, lyrique et émouvante. Survival viscéral et émotionnel, THE GREY, non content d'être un tour de force sur tous les domaines, s'impose également comme une oeuvre majeure dans le sens ou elle détourne sans concessions les codes du genre qu'elle exploite. Très vite, on se rend compte que le survival auquel on s'attendait prend vite des augures de voyage vers la mort. Carnahan prend a contre pied l'aspect survie inhérent au genre en plaçant ses protagonistes dans une situation et dans un milieu desquels ils ne peuvent s'échapper... Ceci est rendu très clair dès le départ par l'incapacité de tous les protagonistes à réagir efficacement face aux menaces qui les entoure, ainsi que par la scène d'introduction. Par conséquent, dès le départ, THE GREY s'impose comme une oeuvre puissamment émotionnelle et qui risque de vous infliger un méchant KO, de la première à la dernière minute... Carnahan emporte complètement le spectateur dans le rythme de son film et l'entraine de surprise en surprise vers des scènes toutes plus bouleversantes les unes que les autres. Ceci, Carnahan le fait grâce à une maitrise évidente et impressionnante de ses personnages. Tous, brillament écrits et interprétés (j'y reviendrai plus tard, promis!), sont attachants à un moment ou un autre et ce sans exception : du gros relou à l'iconique personnage principal, tous vous feront lâcher votre petite larme à un moment donné.

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Ceci reflète une maitrise formelle indéniable et ce sur tous les plans : THE GREY est une oeuvre brillamment écrite, dans lequel Carnahan a versé absolument tout son génie, mais c'est également une très franche réussite sur le plan visuel... Que dis-je, c'est une véritable bombe, la mise en scène et la photographie sont ici tout bonnement éblouissantes. D'une fluidité et d'un panache incroyables, elles donnent dynamisme, force et émotion au récit... Non content de cela, Carnahan utilise son décor pour faire avancer la narration et en fait un personnage au coeur même du récit... Car le titre THE GREY désigne bien moins les loups qui sont au coeur du film que le décor enneigé et froid dans lesquels les personnages sont livrés à leur propre sort. C'est ici le coeur de l'intrigue, la clé de voute du film, bien plus que les loups fantastiques et fantomatiques : le décor devient un enjeu, un mécanisme de l'intrigue, un lieu dans lesquels les personnages peuvent évoluer et revenir à leur état le plus pur. Ce n'est en effet pas un hasard si tous les personnages sont "des ex-prisonniers, des fugitifs" ("Men unfit for mankind")... THE GREY et la situation qu'il présente au spectateur est pour ses protagonistes l'occasion pour l'homme de revenir à l'homme tel qu'il devrait être... Très vite, le film devient un standoff entre deux forces de la nature : les prédateurs que sont les loups et les loups que sont les hommes, et si effectivement THE GREY détourne par la les codes du genre qu'il exploite, difficile de ne pas y voir l'influence d'un autre pionnier du genre : je pense bien évidemment au mythique PREDATOR de John McTiernan, dont l'influence sur les cinéastes tient désormais presque de l'incoscient collectif.

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Enfin, c'est bien technique tout ça et à vrai dire la grande force du film est bien plus facilement résumée : vous allez pleurer comme des fillettes... Toutefois, on aurait tort de donner tout le mérite inhérent à cet exploit a la force et l'intelligence du scénario ou a la beauté des visuels de Carnahan, car THE GREY repose avant tout sur des acteurs plein de mérites. En effet, en termes d'interprétation, THE GREY se range dans ce qui s'est fait de mieux depuis un bout de temps... Passer sur la performance de Liam Neeson serait d'ailleurs une grave erreur : sans doute son meilleur rôle et sa meilleure prestation depuis LA LISTE DE SCHINDLER, le bonhomme fait preuve d'un charisme animal, comme à son habitude, mais à également une présence physique exceptionnelle... Sa performance, pleine de panache et de subtilité, fait de lui la grande vedette (attendue) de THE GREY, toutefois il est entouré de seconds couteaux dont les performances sont absolument exceptionnelles, on retiendra notamment et surtout Frank Grillo qui parvient à livrer une performance au moins aussi bonne que celle de Sire Neeson ainsi que Dermot Mulroney, excellent dans son rôle (et qu'on espère, comme Grillo d'ailleurs, revoir dans des films importants par la suite)... Ils donnent vie avec brio a des personnages pas si évidents que ça à interpréter, et une grande partie de la force émotionnelle du film repose sur sa troupe d'acteurs irréprochable.

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Vous l'aurez compris : à mon sens, Joe Carnahan a signé avec THE GREY un chef d'oeuvre définitif, une belle claque dans la gueule digne des plus beaux films du genre... Carnahan fait ici montre de toute l'étendue de son talent : sa maitrise visuelle et narrative, sa direction d'acteurs, et sa capacité à refiler de superbes émotions trouvent ici des sommets... Qui plus est, Carnahan innove et surprend avec un traitement de l'histoire quelque peu inattendu... Jouant perpétuellement avec les attentes du spectateur, THE GREY est un des films les plus importants de ces dernières années... Une grande réussite, et d'un point de vue purement personnel, ça vient se glisser dans mes 20 films favoris. Une véritable perle, à voir et à revoir, tant c'est de plus en plus puissant au fil des visions... Après un tel choc, on ne peut qu'avoir hâte de voir comment Carnahan va nous surprendre avec son remake de DEATH WISH. I can't wait!

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SI VOUS AVEZ AIMÉ CE FILM, VOUS AIMEREZ AUSSI...

  • SMOKIN'ACES de Joe Carnahan.
  • PREDATOR de John McTiernan.
  • DÉLIVRANCE de John Boorman.
  • SOUTHERN COMFORT de Walter Hill.

-ZE RING-

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