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RÉALISATION | SERGIO LEONE
ÉCRITURE | SERGIO LEONE, LUCIANO VINCENZONI, AGENORE INCROCCI, FURIO SCARPELLI ET
MICKEY KNOX.
MUSIQUE | ENNIO MORRICONE

CLINT EASTWOOD | Blondin
LEE VAN CLEEF | Angel Eyes
ELI WALLACH | Tuco

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Le bon, la brute et le truand est troisième et dernier segment de la trilogie de l'homme sans nom de Leone. Considéré par beaucoup comme le meilleur western spaghetti de tous les temps, Le bon, la brute et le truand est en effet une valeur sure puisque c'est le film qui marque définitivement l'age d'or de Sergio Leone, et donc du cinéma italien. Et pour quelques dollars de plus était déja impressionnant : Leone pousse ici les choses encore loin en signant Le bon, la brute et le truand, une des oeuvres les plus épiques et les plus abouties de son temps. Il n'y a pourtant ici rien de bien oiginal : une chasse au trésor et trois mecs qui se foutent sur la gueule pour le trouver, c'est du déja vu, malgré tout Le bon, la brute et le truand est un chef d'oeuvre, la raison est bien simple et s'applique aux 5 westerns de Leone : le film brille plus par sa forme que par son fond et si le fond est bien traité dans son ensemble c'est davantage la forme qui attire l'attention dans ce récit de 3 heures sur la loyauté et la trahison (les thèmes fétiches de Sergio Leone.) ou les punchlines mythiques (-Hé amigo, tu sais que t'as une tête qui vaut 2000 dollars? -Et toi t'as pas la tête de celui qui les encaissera.) et les duels s'enchainent jusqu'a un final épique qui restera encore longtemps dans les mémoires. Le bon, la brute et le truand, une oeuvre culte.

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Troisième et dernière collaboration du duo mythique Sergio Leone-Clint Eastwood, celui-ci s'habille pour la dernière fois de son poncho dans ce western pour jouer le rôle de Blondin, "le plus gros dégueulasse que la Terre ait jamais porté.", salopard sournois, égoïste et bien évidemment, un tireur d'élite, à côté de lui se trouve l'impressionnant Lee Van Cleef, qui joue ici un bad mother fucker comme on les aime, cupide, égoïste, violent, manipulateur et charismatique, le bonhomme tient ici le rôle de sa vie, tout comme Eli Wallach, truand sans prétention qui se retrouve embarqué dans une chasse au trésor colossale et dont le personnage rappelle étrangement Juan Miranda, le personnage de Rod Steiger dans Il était une fois la révolution. Comme d'habitude, les acteurs sont géniaux, les personnages auxquels ils donnent vie le sont également : profonds et travaillés, l'un d'eux en deviendrait presque attachant mais ça reste un salaud... C'est le seul problème de Leone à l'époque du bon, la brute et le truand : ses personnages sont des salopards opportunistes auxquels on ne s'attache vraiment, problème qu'il parviendra à régler avec brio dans sa trilogie américaine (sur laquelle je travaillerai très bientôt, patience!!), qui, au passage, pète mille coudées au-dessus de cette trilogie de l'homme sans nom qui est déja un standard de qualité très élevé!

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A partir d'un postulat de base simple, Leone signe avec Le bon, la brute et le truand la fin d'une trilogie épique : il est donc logique que ce dernier volet soit le plus épique des trois, pari difficile à tenir mais réussi puisque le film, qui dure 3 heures, c'est bon de le préciser, enchaine des scènes d'anthologie sans aucun temps mort (le tout non pas sans trait d'humour.), merci à des scénaristes de talent et aux dialogues croustillants que les acteurs récitent comme si leur vie en dépendait, scénaristiquement le film est génial et Leone prouve une fois de plus qu'en termes de mise en scène il pétait, en son temps, à mille coudées au-dessus de tout le monde (à part peut-être Peckinpah... Mais c'est pas le même genre de mise en scène.) et livre donc un CHEF D'OEUVRE visuel, ou chaque scène fait oublier la précédente, chaque baston, chaque duel est plus épique que le précédent, par sa mise en scène Leone toucherait presque à la perfection (et ce n'est qu'un aperçu de la qualité cinématographique qu'il parviendra à atteindre avec ses trois films suivants.), mise en scène qui est une fois de plus magnifiquée par la musique culte d'Ennio Morricone, la classe!

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En somme, un autre western spaghetti à la Leone. La formule ne change donc pas : des acteurs classes, qui interprètent tous des badass motherfuckers, des bastons épiques, une musique qui déchire sa race et des répliques à tour de bras... Seulement Leone est bien connu pour ne jamais avoir sorti un film moins bon que le précédent, Le bon, la brute et le truand est donc un chef d'oeuvre épique, qui enterre ses deux ainés les doigts dans le nez. Une oeuvre culte, un tournant dans l'histoire du cinéma et si par la suite Leone à abandonné Eastwood (même si ça me semble plutôt etre le contraire, mais j'y reviendrai dans un article prochain) ce n'est que pour mieux changer de formule et créer des oeuvres bien plus importantes, car soyons clair si la trilogie de l'homme sans nom fut un évènement dans l'histoire du cinéma, de par la ressemblance importante entre les trois films il est difficile de les qualifier les trois d'oeuvres importantes... Mais peu importe ça reste du pur plaisir jouissif et aucun des trois westerns présentés ces derniers jours n'est aussi bon que ce que Leone à fait par la suite... Comment ça, ça donne envie?

-ZE RING-

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