ZE LORD OF THE RING

07 avril 2013

L'EXORCISTE CHINOIS

Titre
RÉALISÉ PAR ... SAMMO HUNG.
PRODUIT PAR ... RAYMOND CHOW.
ÉCRIT PAR ... SAMMO HUNG & HUANG YING.

LORSQUE CHEUNG LE BRAVE APPREND QUE SA FEMME LE TROMPE, IL DEVIENT OBSÉDÉ PAR L'IDÉE DE TROUVER AVEC QUI ELLE LE COCUFIE. CE DERNIER, QUI N'EST AUTRE QUE LE PATRON DE CHEUNG, LE CRAINT, ET DÉCIDE D'EMPLOYER UN "FATSI", UN EXORCISTE, POUR L'ÉLIMINER.


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Qui ne connait pas Sammo Hung? Encore aujourd'hui, il est une des figures les plus iconiques et les plus représentatives du cinéma hong-kongais. Acteur de grand talent, cascadeur et artiste martial aux capacités aussi incroyables que déconcertantes, personnage charismatique et singulièrement attachant, c'est un homme dont le talent à rayonné à travers le monde, notamment grâce à ses collaborations avec le tout aussi célèbre Jackie Chan... On pense notamment aux mythiques LE MARIN DES MERS DE CHINE 1 & 2, ou encore à DRAGONS FOREVER, tous trois des films renommés et cultes à travers le monde, et dont le rayonnement, encore aujourd'hui, illumine le cinéma. Une chose est sure : toute la troupe à Sammo Hung, Jackie Chan, Yuen Biao, Ricky Lau... ont indéniablement laissé une empreinte bien singulière sur le cinéma contemporain, et dans l'histoire du cinéma hong-kongais, ils sont aussi importants que les artistes de la colonie britannique les plus reconnus, comme les inévitables John Woo et Tsui Hark. Pourtant, malgré cette célébrité, on tend très souvent à oublier que si Sammo est un grand acteur, cascadeur et artiste martial, il est aussi et surtout un grand réalisateur, dont le talent technique et visuel n'a rien à envier à celui d'un Jackie Chan, dont la folie narrative égale largement celle d'un Tsui Hark et dont le talent comique est absolument incroyable. Lorsqu'en 1977, il réalise LE MOINE D'ACIER, son premier film, il aide à fonder un genre hong-kongais très important : la Kung-Fu Comedy. Après diverses expérimentations autour du genre, Sammo se décide, en 1980, à passer à la vitesse supérieure avec L'EXORCISTE CHINOIS.

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Film fondateur de la Ghost Kung-Fu Comedy, le genre deviendra à Hong Kong très vite extrêmement populaire, notamment grâce à la saga culte des MISTER VAMPIRE, réalisé par Ricky Lau et, sans surprises, produite de bout en bout par le grand Sammo Hung. Si le succès et la popularité du genre est indéniable à Hong Kong, celui-ci ne vivra pas longtemps, puisque L'EXORCISTE CHINOIS 2, réalisé par Ricky Lau en 1990, mettra fin brutalement au rayonnement aussi vif que bref et complètement inattendu du genre. Peu importe finalement, puisqu'au-delà de son succès commercial, L'EXORCISTE CHINOIS est avant tout un succès artistique en tous points indéniable... Petit rappel : en 1979, Tsui Hark lance la nouvelle vague hong-kongaise avec le magnifique THE BUTTERFLY MURDERS. Les ambitions du mouvement sont très simples : révolutionner le cinéma hong-kongais, y apporter du neuf et ressusciter des genres depuis longtemps essoufflés par une industrie cinématographique trop rigide. Si L'EXORCISTE CHINOIS ne fait pas à proprement parler partie du mouvement, c'est bien étonnant, puisque leurs démarches se rejoignent complètement : Sammo, en créant à partir de rien un genre authentiquement nouveau, livre une oeuvre originale, innovante et unique dans lesquels s'oeuvre un dynamitage en règle de tous les codes cinématographiques imaginables. Les règles établies, L'EXORCISTE CHINOIS les bouleverse complètement et avec une telle audace qu'il apparait immédiatement comme une oeuvre absolument unique, qui ne ressemble à aucune autre et qui révolutionne en profondeur la place et l'usage du fantastique et de l'irréél dans le cinéma hong-kongais, jusqu'alors peu exploité, le public hong-kongais étant à l'époque aussi conservateur que superstitieux... C'est donc une chose étrange que le succès éclair de L'EXORCISTE CHINOIS, qui est d'autant plus étrange que le film est maintenant presque complètement oublié, et pourtant... Quel chef d'oeuvre.

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Autant être clair d'entrée de jeu : L'EXORCISTE CHINOIS est un grand film qui regorge de qualités diverses, à commencer, justement, par la manière dont il détourne et bouscule les codes établis du cinéma pour acquérir sa propre identité cinématographique... Outre la folie totale du mélange entre la comédie, le fantastique, et le film de kung-fu, le parti pris par Sammo Hung est d'autant plus intéréssant et fascinant qu'il parvient réellement à donner forme à son film de sorte à ce que les genres cohabitent sans jamais se heurter, et sans jamais causer des problèmes de cohérence narratives ou visuelles... En ce sens, L'EXORCISTE CHINOIS préfigure largement le chef d'oeuvre absolu du maître, le magnifique PEDICAB DRIVER, puisqu'il se montre facilement capable de passer d'un genre à un autre, d'une tonalité dramatique à un ton plus comique en l'espace d'un plan ou deux sans jamais entacher la cohérence du film... Un prodige quand on sait que même les plus grands se sont heurtés parfois à la difficulté de mélanger les genres et de jouer avec les codes. Il parait évident à la vision du film que plutôt que d'essayer d'adapter son sujet à son dynamitage des codes, Sammo dynamite les codes uniquement parce que son sujet le lui permet. Ainsi, à plusieurs reprises, L'EXORCISTE CHINOIS enchaine une scène tétanisante et effrayante avec une scène hilarante, burlesque et cocasse, et y mêle parfois même du kung-fu et de l'action... Mais à la différence de beaucoup, Sammo sait sur quel pied danser, et son film devient donc très vite une mine de sensations pour son spectateur qui est, par contre, complètement déconcerté par le spectacle inoui et unique qui se développe sous ses yeux. Sa maîtrise des codes ne serait toutefois rien si Sammo n'avait pas de quoi suivre derrière, et s'il fait preuve d'une capacité incroyable pour détourner et s'affranchir des règles du cinéma, il se montre également capable d'appliquer sa maîtrise de ces dernières... L'intérêt ici est donc moins le fait que Sammo parvienne à enchainer une scène d'horreur avec une scène burlesque, mais plutôt qu'il arrive à faire marcher l'ensemble sans que la scène burlesque ne prenne le pas sur la tension nerveuse de la précédente ou inversement. Un peu comme Tsui Hark, me direz-vous?

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Certes, sauf que même Tsui Hark n'a réussi que rarement à atteindre une alchimie aussi parfaite entre les genres et les registres que Sammo Hung avec son PEDICAB DRIVER ou L'EXORCISTE CHINOIS, et en l'occurence, la formule marche d'autant plus que ce dernier brise constamment les attentes du spectateur... Ainsi, si L'EXORCISTE CHINOIS est bel et bien un film de kung-fu, celui-ci n'arrive véritablement qu'assez tard dans l'intrigue, qui laisse davantage de place au fantastique et au burlesque des situations présentées par la narration qu'aux combats spectaculaires qu'on a l'habitude de voir chez un artiste comme Sammo Hung. Pari risqué, puisque procéder ainsi, c'est prendre le risque de larguer la moitié du public, et s'il y a toujours quelques exceptions, force est de constater que c'était un risque qui valait le coup d'être pris, puisque cela permet au film de pousser encore plus loin son délire narratif novateur et foutraque. Le résultat, c'est que lorsque les combats auxquels on s'attend face à un tel film arrivent enfin au sein de l'intrigue, la surprise est de taille puisqu'ils ne ressemblent à rien à ce qui a été fait avant (ou après, à part L'EXORCISTE CHINOIS 2, bien évidemment). Sans trop en dire, les combats ont constamment lieu sur plusieurs dimensions différentes, et Sammo promène pendant ses bastons virtuoses le spectateur dans des espaces et des situations aussi diverses que multiples... Le tout, au fur et à mesure que le film avance, devient inévitablement de plus en plus foutraque, de plus en plus inventif et de plus en plus fou, mais chaque combat, chaque situation reste d'une lisibilité et d'une limpidité incroyable. Le mérite de cela revient indéniablement à la mise en scène de Sammo Hung, qui trouve ici des aboutissements absolument incroyables et renvoie aux plus grands : longues prises, gestions de l'espace complètement virtuose, et esthétique naturaliste sublime constituent la mise en forme de L'EXORCISTE CHINOIS... Cela paraîtra surprenant à bien des gens, mais oui, Sammo Hung, tout comme son ami Jackie Chan, est bel et bien un grand metteur en scène, et L'EXORCISTE CHINOIS en est la preuve absolue et indéniable.

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Il n'y a qu'a voir les quelques scènes d'action du film pour s'en convaincre : celles-ci sont chorégraphiées de manière complexe et l'action est rendue d'autant plus difficile à capturer qu'elle se passe toujours sur au moins deux dimensions spatiales complètement différentes et distinctes, mais Sammo Hung, grâce à sa caméra, la rend toujours lisible. Mieux encore : il la transcende et la magnifie... Chaque coup, chaque sort du "fatsi" est rendu encore plus brutal par la mise en scène de Sammo, et leurs impacts sur le spectateur s'en voient multipliés... Mais si la mise en scène est excellente, les chorégraphies, elles, sont à tomber par terre, et certaines des scènes d'action de L'EXORCISTE CHINOIS figurent parmi les mieux chorégraphiées du cinéma hong-kongais... Inventives, celles-ci sont puissamment rythmées et font preuve d'une folie visuelle constante. A travers celles-ci, Sammo Hung fait preuve et étalage de ses talents martiaux avec brio, et comme si cela ne suffisait pas, il livre également ici une grande performance d'acteur, composant avec consistance et intensité son personnage, donnant du rythme et de l'impact aux scènes les plus humouristiques du film et servant constamment, par son charisme polyvalent, la tonalité complètement lunatique du film. Les autres acteurs ne sont néanmoins pas en reste, et on retrouve ici une figure iconique et inévitable du cinéma hong-kongais. Je parle bien évidemment du grand Lam Ching-Ying, acteur décédé trop tôt, mais qui livra de grandes performances dans plusieurs films majeurs de la colonie britannique et s'imposa comme un grand acteur très vite... Comme à son habitude, il est, dans L'EXORCISTE CHINOIS, absolument excellent. Derrière ces deux géants, on retrouve toute une galerie de seconds couteaux tous aussi intéréssants les uns que les autres, et au final, la seule ombre au prestigieux tableau de L'EXORCISTE CHINOIS reste ce choix douteux d'avoir piqué quelques morceaux de la bande-son de THE SHINING pour illustrer un film tellement réussi esthétiquement qu'il n'en avait pas forcément besoin.

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Vous m'aurez compris : L'EXORCISTE CHINOIS est un indispensable. Véritable chef d'oeuvre, c'est un film qui bouleverse complètement les règles établies de la production cinématographique hong-kongaise et s'extirpe du format pré-établi par cette dernière au travers d'idées visuelles et narratives dont la folie furieuse n'a d'égal que la virtuosité de leur application. Sammo Hung est un aussi brillant acteur, artiste martial, et cascadeur qu'il est un talentueux scénariste et réalisateur, et par conséquent, au travers de sa mise en scène, il se montre ici capable pendant une heure et demi, de produire une alchimie des genres et des registres parfaite à bien des égards, constamment efficace et cohérente en regard du film... Oeuvre transgressive et subversive, L'EXORCISTE CHINOIS s'impose surtout en tant que divertissement de grande qualité : drôle, généreux, mais aussi effrayant et perturbant, c'est un film complètement lunatique et audacieux qui s'impose dès les premières images comme un très grand film, mais aussi comme une oeuvre d'une importance cruciale. A découvrir d'urgence!

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SI VOUS AVEZ AIMÉ CE FILM, VOUS AIMEREZ AUSSI...

  • L'EXORCISTE CHINOIS 2 DE RICKY LAU.
  • PEDICAB DRIVER DE SAMMO HUNG.
  • HISTOIRES DE CANNIBALES DE TSUI HARK.
  • THE SWORD DE PATRICK TAM.

-ZE RING-

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06 avril 2013

INDEX DES FILMS CHRONIQUÉS

123
1900
, BERNARDO BERTOLUCCI, 1976.

A
A BITTERSWEET LIFE
, KIM JEE-WOON, 2005.

ANIKI, MON FRERE, TAKESHI KITANO, 2000.

APOCALYPSE NOW, FRANCIS FORD COPPOLA, 1979.

A SCENE AT THE SEA, TAKESHI KITANO, 1991.

RÉÉCRITE! A TOUTE ÉPREUVE, JOHN WOO, 1992 + GALERIE.

B
BAD LIEUTENANT, ABEL FERRARA, 1992.

BEATRICE CENCI - LIENS D'AMOUR ET DE SANG, LUCIO FULCI, 1969.

BRING ME THE HEAD OF ALFREDO GARCIA, SAM PECKINPAH, 1974.

BULLET BALLET, SHINYA TSUKAMOTO, 1997 + GALERIE.

C
CANNIBAL HOLOCAUST
, RUGGERO DEODATO, 1979.

CASINO, MARTIN SCORSESE, 1995.

COMPANEROS, SERGIO CORBUCCI, 1970.

CROSS OF IRON, SAM PECKINPAH, 1977.

D
DARK WATER
, HIDEO NAKATA, 2002.

DEAD MAN'S SHOES, SHANE MEADOWS, 2004.

DIRTY HARRY, DON SIEGEL, 1971.

DOLLS, TAKESHI KITANO, 2002.

E
ENTER THE VOID
, GASPAR NOÉ, 2009.

...ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS, SERGIO LEONE, 1965.

F
FAMILY PORTRAITS, A TRILOGY OF AMERICA
, DOUGLAS BUCK, 2003.

FEMALE YAKUZA TALE, TERUO ISHII, 1973 + GALERIE.

FIGHT CLUB, DAVID FINCHER, 1999.

FULL CONTACT, RINGO LAM, 1993.

G
GRINDHOUSE
, QUENTIN TARANTINO & ROBERT RODRIGUEZ, 2007.

GRIZZLY MAN, WERNER HERZOG, 2005.

H
HANA-BI, TAKESHI KITANO, 1997.

HARRY BROWN, DANIEL BARBER, 2009.

HEAT, MICHAEL MANN, 1995.

HISTOIRES DE CANNIBALES, TSUI HARK, 1980.

I
IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST
, SERGIO LEONE, 1968.

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION, SERGIO LEONE, 1971.

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE, SERGIO LEONE, 1982.

INFERNO, DARIO ARGENTO, 1980.

INGLORIOUS BASTERDS, QUENTIN TARANTINO, 2009.

IRON MONKEY, YUEN WOO-PING, 1993 + GALERIE.

IRRÉVERSIBLE, GASPAR NOÉ, 2002 + ANALYSE.

J
JU-ON
, TAKASHI SHIMIZU, 2002.

K
...

L
LA COLLINE A DES YEUX 2
, MARTIN WEISZ, 2007.

LADY SNOWBLOOD, TOSHIYA FUJITA, 1973 + GALERIE.

LA MONTAGNE SACRÉE, ALEJANDRO JODOROWSKY, 1973.

LA TRILOGIE DE LA VENGEANCE, PARK CHAN-WOOK, 2002-2004.

L'AU-DELA, LUCIO FULCI, 1981.

LE CHOIX DES ARMES, ALAIN CORNEAU, 1980.

L'ÉCHELLE DE JACOB, ADRIAN LYNE, 1990.

L'ENFER DES ARMES, TSUI HARK, 1980 + GALERIE.

L'EXORCISTE CHINOIS, SAMMO HUNG, 1980 + GALERIE.

LES FRISSONS DE L'ANGOISSE, DARIO ARGENTO, 1975.

LE SYNDICAT DU CRIME 1, 2 & 3, JOHN WOO & TSUI HARK, 1986-1989.

L'ÉVENTREUR DE NEW YORK, LUCIO FULCI, 1982.

M
MEAN STREETS
, MARTIN SCORSESE, 1973.

N
...

O
...

P
PEKING OPERA BLUES
, TSUI HARK, 1986 + GALERIE.

PLAN 9 FROM OUTER SPACE, ED WOOD, 1959.

POSSESSION, ANDRZEJ ZULAWSKI, 1981.

POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS, SERGIO LEONE, 1964.

Q
...

R
REC, JAUME BALAGUERO & PACO PLAZA, 2007.

RESERVOIR DOGS, QUENTIN TARANTINO, 1992.

RING, HIDEO NAKATA, 1998.

ROBOCOP, PAUL VERHOEVEN, 1987.

S
SCHINDLER'S LIST
, STEVEN SPIELBERG, 1993.

SEUL CONTRE TOUS, GASPAR NOÉ, 1998.

SEX AND FURY, NORIFUMI SUZUKI, 1973 + GALERIE.

SHANGHAI BLUES, TSUI HARK, 1984 + GALERIE.

SPL, WILSON YIP, 2005.

STRAW DOGS, SAM PECKINPAH, 1971.

SUSPIRIA, DARIO ARGENTO, 1977 + GALERIE.

SWORDSMAN, CHING SIU-TUNG, TSUI HARK, KING HU, RAYMOND LEE, ANDREW KAM, ANN HUI, 1990 + GALERIE.

SWORDSMAN II, CHING SIU-TUNG, 1992 + GALERIE.

T
TAXI DRIVER
, MARTIN SCORSESE, 1976.

TETSUO, SHINYA TSUKAMOTO, 1989 + GALERIE.

THE BLADE
, TSUI HARK, 1995 + GALERIE.

THE BUTTERFLY MURDERS, TSUI HARK, 1979.

THE GREAT DICTATOR
, CHARLIE CHAPLIN, 1940.

THE GREY, JOE CARNAHAN, 2012.

THE KILLER, JOHN WOO, 1989 + GALERIE.

THE KING OF NEW YORK, ABEL FERRARA, 1990.

THE LOVERS, TSUI HARK, 1994 + GALERIE.

THE WILD BUNCH, SAM PECKINPAH, 1969.

TIME AND TIDE, TSUI HARK, 2000 + GALERIE.

TURKISH STAR WARS, CETIN INANC, 1982.

U
RÉÉCRITE!
UNE BALLE DANS LA TÊTE
, JOHN WOO, 1990 + GALERIE.

UNSTOPPABLE, TONY SCOTT, 2010.

V
VIOLENT COP, TAKESHI KITANO, 1989.

W
...

X
...

Y
...

Z
ZOMBI 2
, LUCIO FULCI, 1979.

autres
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